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Le trouble bipolaire, autrefois connu sous le nom de dépression maniaque, est un problème de santé mentale qui affecte la façon dont une personne se sent, pense et se comporte. Il se caractérise par des changements marqués de l’humeur, de l’énergie et des niveaux d’activité. Dans cet article, nous aborderons ses symptômes, ses types, ses causes et ses traitements.

Qu’est-ce que le trouble bipolaire ?

Le trouble bipolaire est une affection de santé mentale qui affecte la manière dont une personne ressent, pense et se comporte. Il se caractérise par des changements marqués de l’humeur, de l’énergie, du niveau d’activité et de la concentration. Ces variations sont plus intenses que les hauts et les bas du quotidien que la plupart des gens connaissent, et peuvent durer des jours, des semaines, voire des mois.

Les personnes atteintes de trouble bipolaire traversent souvent des périodes d’énergie inhabituellement élevée et d’humeur exaltée, appelées épisodes maniaques ou hypomaniaques, ainsi que des périodes de profonde tristesse ou de faible énergie, appelées épisodes dépressifs. Ces sautes d’humeur peuvent perturber considérablement la capacité d’une personne à fonctionner dans la vie quotidienne, en affectant les relations, le travail et l’école.

Il est important de comprendre que le trouble bipolaire n’est pas le reflet du caractère d’une personne ni un signe de faiblesse personnelle ; c’est une affection médicale complexe. Auparavant, on l’appelait souvent maladie maniaco-dépressive en raison de ces bascules extrêmes entre des « hauts » maniaques et des « bas » dépressifs.


Quels sont les principaux types de trouble bipolaire sur le spectre ?

Le trouble bipolaire est en réalité un spectre qui comprend quelques diagnostics distincts, chacun défini par des schémas et une intensité spécifiques des épisodes de l’humeur.

Ces variations de l’humeur peuvent être assez extrêmes, passant de périodes d’énergie intense et d’humeur élevée à des moments de profonde tristesse et de faible énergie. La durée et la sévérité de ces épisodes sont ce qui aide les cliniciens à différencier les types.


Qu’est-ce qui définit la sévérité du trouble bipolaire de type 1 ?

Le trouble bipolaire de type I se caractérise principalement par la survenue d’au moins un épisode maniaque.

Un épisode maniaque est une période distincte durant laquelle une personne présente une humeur anormalement élevée, expansive ou irritable, accompagnée d’une augmentation significative de l’énergie et de l’activité. Cet état doit durer au moins une semaine et être présent la majeure partie de la journée, presque tous les jours.

Ces changements sont généralement visibles pour les autres et représentent un écart net par rapport au comportement habituel. Les épisodes maniaques peuvent être suffisamment graves pour entraîner une altération importante du fonctionnement social ou professionnel, ou nécessiter une hospitalisation afin de prévenir un danger pour soi-même ou pour autrui.

Certaines personnes atteintes de trouble bipolaire de type I peuvent également présenter des épisodes hypomaniaques ou dépressifs, bien que ceux-ci ne soient pas requis pour le diagnostic. Des caractéristiques psychotiques, telles que des délires ou des hallucinations, peuvent parfois accompagner les épisodes maniaques sévères.


En quoi le trouble bipolaire de type 2 diffère-t-il du trouble bipolaire de type 1 ?

Le trouble bipolaire de type II est une affection caractérisée par des variations marquées de l’humeur, de l’énergie et du niveau d’activité.

Contrairement au trouble bipolaire de type I, les phases hautes du trouble bipolaire de type II ne sont pas des épisodes maniaques complets, mais plutôt des épisodes hypomaniaques. Ces périodes hypomaniaques sont moins sévères que la manie et peuvent même sembler productives ou agréables pour la personne, ce qui peut parfois les rendre non reconnues ou non signalées.

Le diagnostic de trouble bipolaire de type II nécessite au moins un épisode dépressif majeur et au moins un épisode hypomaniaque.

Les personnes atteintes de trouble bipolaire de type II consultent souvent principalement pour leurs épisodes dépressifs, car ceux-ci peuvent être fortement invalidants. Il est fréquent que les personnes atteintes de type II connaissent des périodes d’humeur normale entre les épisodes et retrouvent leur niveau habituel de fonctionnement durant ces périodes.

Cependant, l’alternance entre dépression et hypomanie peut tout de même entraîner des perturbations importantes.


Trouble bipolaire et trouble cyclothymique

Le trouble cyclothymique est une affection apparentée qui implique de nombreuses périodes de symptômes hypomaniaques et des périodes de symptômes dépressifs qui ne répondent pas aux critères complets d’un épisode hypomaniaque ou d’un épisode dépressif majeur.

Ces symptômes surviennent pendant au moins deux ans chez l’adulte (un an chez les enfants et les adolescents) et sont présents au moins la moitié du temps. Bien que la cyclothymie soit considérée comme une forme plus légère, elle peut tout de même affecter significativement la santé cérébrale d’une personne et peut parfois évoluer vers un trouble bipolaire de type II.


Trouble bipolaire à cycles rapides

Le cycle rapide n’est pas un diagnostic distinct, mais un spécificateur pouvant s’appliquer à tout type de trouble bipolaire, y compris le type II. Il est défini par la survenue de quatre épisodes de l’humeur ou plus (maniaques, hypomaniaques ou dépressifs) sur une période de 12 mois.

Ces épisodes doivent répondre aux critères de durée du type d’épisode concerné. Le cycle rapide peut rendre le traitement plus difficile et est souvent associé à une évolution plus sévère de la maladie.


Trouble bipolaire vs trouble de la personnalité borderline

Bien que le trouble bipolaire et le trouble de la personnalité borderline (TPB) puissent tous deux impliquer des sautes d’humeur intenses et une instabilité émotionnelle, ce sont des affections distinctes.

Le trouble bipolaire est principalement un trouble de l’humeur caractérisé par des épisodes distincts de manie/hypomanie et de dépression. Les changements d’humeur dans le trouble bipolaire sont généralement épisodiques et durent des jours, des semaines ou des mois.

À l’inverse, le TPB est un trouble de la personnalité caractérisé par une instabilité envahissante des relations, de l’image de soi et des émotions, avec des variations de l’humeur qui surviennent souvent plus rapidement, parfois en quelques heures, et sont souvent déclenchées par des événements interpersonnels.


Trouble bipolaire non spécifié

Cette catégorie, parfois appelée autre trouble bipolaire et apparenté spécifié, est utilisée lorsqu’une personne présente des symptômes clairs de trouble bipolaire entraînant une détresse significative ou une altération du fonctionnement, mais ne répondant pas pleinement aux critères du trouble bipolaire de type I, de type II ou du trouble cyclothymique.

Cela peut se produire si la durée ou le nombre d’épisodes ne correspond pas tout à fait aux critères diagnostiques. Un professionnel de santé déterminera si ce diagnostic est approprié en fonction de la présentation spécifique des symptômes.


Symptômes du trouble bipolaire

Le trouble bipolaire se caractérise par des variations importantes de l’humeur, de l’énergie et du niveau d’activité. Ces variations, souvent appelées épisodes, peuvent être assez intenses et perturber la capacité d’une personne à fonctionner dans la vie quotidienne.

L’expérience de ces épisodes varie, mais ils se répartissent généralement en trois grandes catégories : épisodes maniaques, épisodes hypomaniaques et épisodes dépressifs.


Que se passe-t-il pendant un épisode maniaque ?

Les épisodes maniaques représentent les « hauts » du trouble bipolaire. Pendant un épisode maniaque, une personne traverse une période distincte d’humeur anormalement élevée ou irritable et d’augmentation de l’énergie ou de l’activité. Cet état dure généralement au moins une semaine et est présent la majeure partie de la journée, presque tous les jours.

Pour qu’un épisode soit diagnostiqué comme maniaque, au moins trois des symptômes suivants doivent être présents (ou quatre si l’humeur est seulement irritable) :

  • Estime de soi exagérément élevée ou idées de grandeur marquées.

  • Diminution du besoin de sommeil (par ex., se sentir reposé après seulement trois heures de sommeil).

  • Plus loquace que d’habitude ou besoin pressant de parler.

  • Fuite des idées ou impression subjective que les pensées s’accélèrent.

  • Distractibilité, c’est-à-dire que l’attention est facilement attirée par des stimuli externes sans importance ou non pertinents.

  • Augmentation de l’activité orientée vers un but (sociale, professionnelle/scolaire, ou sexuelle) ou agitation psychomotrice (activité sans but précis).

  • Implication excessive dans des activités à fort potentiel de conséquences dommageables, comme des achats compulsifs incontrôlés, des conduites sexuelles à risque ou des investissements commerciaux irréfléchis.

Ces symptômes sont souvent suffisamment sévères pour causer une altération importante du fonctionnement social ou professionnel, ou nécessiter une hospitalisation afin de prévenir un danger pour soi-même ou pour autrui. Dans certains cas, les épisodes maniaques peuvent inclure des caractéristiques psychotiques, telles que des délires ou des hallucinations.


En quoi les épisodes hypomaniaques diffèrent-ils en sévérité ?

Les épisodes hypomaniaques sont similaires aux épisodes maniaques, mais moins sévères. Un épisode hypomaniaque est une période distincte d’humeur anormalement élevée, expansive ou irritable, et d’augmentation anormale et persistante de l’activité et de l’énergie, durant au moins quatre jours consécutifs et présente la majeure partie de la journée, presque tous les jours.

Pendant cette période, au moins trois des mêmes symptômes listés pour les épisodes maniaques sont présents (ou quatre si l’humeur est seulement irritable), représentant un changement notable par rapport au comportement habituel.

Cependant, l’épisode n’est pas assez sévère pour entraîner une altération marquée du fonctionnement social ou professionnel, ni pour nécessiter une hospitalisation. Il n’y a pas non plus de caractéristiques psychotiques.

Bien que l’hypomanie puisse être associée à une productivité et une créativité accrues, elle peut aussi conduire à des comportements impulsifs ou à risque.


Quels sont les signes classiques d’un épisode dépressif bipolaire ?

Les épisodes dépressifs représentent les « bas » du trouble bipolaire. Pendant un épisode dépressif, une personne éprouve un sentiment persistant de tristesse ou une perte d’intérêt ou de plaisir pour les activités.

Cet état dure généralement au moins deux semaines et affecte la majeure partie de la journée, presque tous les jours. Au moins cinq des symptômes suivants doivent être présents, dont soit une humeur dépressive, soit une perte d’intérêt ou de plaisir :

  • Humeur dépressive (par ex., se sentir triste, vide ou désespéré).

  • Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour toutes, ou presque toutes, les activités.

  • Perte de poids significative sans régime, ou prise de poids, ou diminution/augmentation de l’appétit.

  • Insomnie ou hypersomnie (dormir trop).

  • Agitation ou ralentissement psychomoteur (agitation observable ou mouvements ralentis).

  • Fatigue ou perte d’énergie.

  • Sentiments de dévalorisation ou culpabilité excessive/inappropriée.

  • Diminution de la capacité à penser ou à se concentrer, ou indécision.

  • Pensées récurrentes de mort (et pas seulement peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis, ou tentative de suicide, ou plan spécifique pour se suicider.

Les épisodes dépressifs peuvent altérer fortement la capacité d’une personne à fonctionner, entraînant des difficultés au travail, à l’école et dans les relations personnelles. La présence de pensées ou de comportements suicidaires est une préoccupation grave pendant les épisodes dépressifs.


Quelles sont les causes du trouble bipolaire

Les raisons exactes pour lesquelles une personne développe un trouble bipolaire ne sont pas entièrement comprises, mais on pense qu’il s’agit d’un mélange de différents facteurs.

Les chercheurs ont constaté que la génétique joue un rôle important. Si vous avez des proches, comme des parents ou des frères et sœurs, atteints de trouble bipolaire ou d’autres troubles de l’humeur, votre propre risque peut être plus élevé. Cela suggère qu’il existe une composante biologique, possiblement liée au fonctionnement de certains neurotransmetteurs ou à la structure même du cerveau.

Au-delà de la génétique, les expériences de vie peuvent aussi contribuer. Un stress important, des événements traumatiques ou des expériences difficiles durant l’enfance sont souvent cités comme des facteurs pouvant déclencher l’apparition du trouble bipolaire chez des personnes déjà prédisposées. C’est comme une combinaison d’une certaine vulnérabilité et de circonstances éprouvantes.

L’usage de substances, y compris l’alcool et les drogues, est un autre aspect étudié. Même si ce n’est pas forcément la cause principale, cela peut clairement influencer l’évolution de la maladie et déclencher des épisodes de l’humeur. Les habitudes de sommeil sont également importantes ; les perturbations du sommeil peuvent parfois précéder ou aggraver les changements d’humeur.

Donc, il s’agit rarement d’une seule cause. C’est généralement une combinaison de prédispositions héréditaires et d’influences environnementales qui mène au développement du trouble bipolaire.


Test du trouble bipolaire

Le diagnostic du trouble bipolaire implique une évaluation approfondie par un professionnel de santé qualifié, généralement un psychiatre ou un psychologue. Actuellement, les professionnels s’appuient sur une combinaison de méthodes pour comprendre l’expérience d’une personne.

Ce processus comprend généralement :

  • Entretiens cliniques : Le professionnel de santé discutera avec vous de votre histoire personnelle, y compris vos humeurs, votre niveau d’énergie, vos habitudes de sommeil et vos comportements. Il vous posera des questions sur les événements de vie importants et sur votre fonctionnement au quotidien.

  • Évaluation des symptômes : On vous interrogera sur des symptômes spécifiques liés à la fois aux épisodes maniaques/hypomaniaques et aux épisodes dépressifs.

  • Revue des antécédents médicaux : Il est important d’écarter d’autres affections médicales pouvant imiter les symptômes du trouble bipolaire. Cela peut inclure un examen physique et des analyses de laboratoire.

  • Antécédents familiaux : Des antécédents familiaux de trouble bipolaire ou d’autres troubles de l’humeur peuvent constituer un facteur significatif, car la génétique joue un rôle.

  • Outils de dépistage : Parfois, des questionnaires ou des outils de dépistage sont utilisés comme point de départ pour aider à identifier des symptômes potentiels. Ils ne sont pas diagnostiques à eux seuls, mais peuvent orienter une évaluation plus approfondie.

Il est important de noter que les symptômes du trouble bipolaire peuvent parfois se chevaucher avec ceux d’autres troubles, comme la dépression ou les troubles anxieux. C’est pourquoi une évaluation complète est si importante.


Traitements du trouble bipolaire

La prise en charge du trouble bipolaire implique généralement une combinaison d’approches, et ce qui fonctionne le mieux peut varier d’une personne à l’autre. Les piliers du traitement sont généralement les médicaments et la psychothérapie, souvent utilisés ensemble.


Thérapies du trouble bipolaire

La thérapie par la parole, aussi appelée psychothérapie, joue un rôle important pour aider les personnes à comprendre et à faire face au trouble bipolaire. Différents types de thérapie peuvent être bénéfiques :

  • Psychoéducation : Cela consiste à apprendre ce qu’est le trouble bipolaire, ses symptômes et la manière de le gérer.

  • Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : La TCC aide les personnes à identifier et modifier les schémas de pensée et comportements négatifs qui peuvent contribuer aux sautes d’humeur.

  • Thérapie interpersonnelle (TIP) : Ce type de thérapie se concentre sur l’amélioration des relations et des interactions sociales, qui peuvent être affectées par le trouble bipolaire.

  • Thérapie centrée sur la famille : Cette approche implique les membres de la famille afin de les aider à comprendre le trouble et à apprendre à soutenir leur proche. Le soutien de la famille et des amis est vraiment important.

Les ajustements du mode de vie constituent également une partie essentielle de la prise en charge. Cela peut inclure l’établissement d’un horaire de sommeil régulier, une activité physique constante, le maintien d’une alimentation saine et la recherche de moyens de réduire le stress.

Les groupes de soutien peuvent aussi être une source d’encouragement et de partage d’expériences.


Médicaments du trouble bipolaire

Les médicaments sont souvent considérés comme la pierre angulaire du traitement du trouble bipolaire. L’objectif principal est de stabiliser l’humeur et de prévenir les épisodes futurs. Les médicaments les plus couramment prescrits sont :

  • Régulateurs de l’humeur : Des médicaments comme le lithium et certains anticonvulsivants sont fréquemment utilisés pour gérer les épisodes maniaques et hypomaniaques et prévenir de futures sautes d’humeur. On ne comprend pas totalement leur mode d’action d’un point de vue de la neuroscience, mais certains sont supposés influencer l’excitabilité des cellules cérébrales.

  • Antipsychotiques : Les antipsychotiques atypiques sont parfois utilisés pour traiter les épisodes maniaques ou mixtes, et certains peuvent aussi aider pour les symptômes dépressifs. Ils peuvent agir sur la signalisation des neurotransmetteurs dans le cerveau.

  • Antidépresseurs : Ils sont utilisés avec prudence, souvent en association avec un régulateur de l’humeur ou un antipsychotique, pour traiter les épisodes dépressifs. Ils sont généralement prescrits pour une durée limitée afin d’éviter de déclencher un épisode maniaque ou hypomaniaque.

Trouver le bon médicament et le bon dosage nécessite souvent une période d’ajustement et une collaboration étroite avec un professionnel de santé. Comme le trouble bipolaire est une affection de long terme, un traitement continu est généralement recommandé pour minimiser le risque de rechute.

Certaines personnes peuvent aussi bénéficier d’autres traitements, comme l’électroconvulsivothérapie (ECT), en particulier si les autres traitements n’ont pas été efficaces pour des symptômes sévères.


Aller de l’avant avec le trouble bipolaire

Le trouble bipolaire est une affection complexe de santé mentale, mais il est important de se rappeler qu’elle se traite. Avec la bonne combinaison de médicaments, de thérapie et d’ajustements du mode de vie, les personnes peuvent gérer efficacement leurs symptômes et mener une vie épanouie.

Un diagnostic précoce et un traitement régulier sont essentiels. Si vous, ou une personne que vous connaissez, avez des difficultés avec ces symptômes, consulter un professionnel de santé est une première étape vitale. Les systèmes de soutien, y compris la famille, les amis et les groupes de soutien, jouent également un rôle important dans le rétablissement et le bien-être à long terme.

Même s’il existe des défis, une approche proactive de la gestion du trouble bipolaire peut conduire à la stabilité et à une perspective positive.


Références

  1. Gordovez, F. J. A., & McMahon, F. J. (2020). La génétique du trouble bipolaire. Molecular psychiatry, 25(3), 544-559. https://doi.org/10.1038/s41380-019-0634-7


Questions fréquemment posées


Qu’est-ce que le trouble bipolaire exactement ?

Le trouble bipolaire est une affection cérébrale qui provoque des variations extrêmes de l’humeur, de l’énergie et de la capacité d’une personne à accomplir ses tâches. Les personnes atteintes connaissent des périodes intenses d’humeur excessivement euphorique et d’énergie élevée, appelées épisodes maniaques, et des périodes de grande tristesse et de désespoir, appelées épisodes dépressifs. Ces sautes d’humeur sont bien plus intenses que les hauts et les bas du quotidien et peuvent durer des semaines, voire des mois, rendant difficile une vie normale.


Quels sont les principaux types de trouble bipolaire ?

Les principaux types sont le trouble bipolaire de type I et le trouble bipolaire de type II. Le type I implique au moins un épisode maniaque, qui est une période d’énergie et d’humeur très élevées. Le type II implique au moins un épisode dépressif majeur et au moins un épisode hypomaniaque. L’hypomanie est une forme moins intense de manie. Il existe aussi le trouble cyclothymique, une forme plus légère avec des périodes fréquentes et plus courtes de symptômes hypomaniaques et dépressifs.


En quoi le trouble bipolaire de type I est-il différent du trouble bipolaire de type II ?

La différence clé réside dans la sévérité des « hauts ». Dans le type I, les personnes présentent de véritables épisodes maniaques, qui peuvent être sévères et nécessitent souvent une hospitalisation. Dans le type II, les « hauts » sont des épisodes hypomaniaques, moins intenses et ne causant généralement pas de problèmes majeurs dans la vie quotidienne ni de nécessité d’hospitalisation. Les personnes atteintes de type II consultent souvent pour leurs épisodes dépressifs.


Quels sont les signes d’un épisode maniaque ?

Pendant un épisode maniaque, une personne peut se sentir extrêmement heureuse, excessivement confiante ou très irritable. Elle a souvent besoin de beaucoup moins de sommeil sans se sentir fatiguée. Elle peut parler très vite, avoir des pensées qui défilent, se laisser distraire facilement, être inhabituellement active ou adopter des comportements à risque comme dépenser beaucoup d’argent ou agir de façon imprudente. Ces changements sont visibles et différents de son état habituel.


Quels sont les symptômes d’un épisode dépressif dans le trouble bipolaire ?

Les épisodes dépressifs ressemblent à une dépression classique. Les symptômes incluent un sentiment de grande tristesse, de désespoir ou de vide la majeure partie de la journée, presque tous les jours. Les personnes peuvent perdre l’intérêt pour des activités qu’elles appréciaient auparavant, avoir des troubles du sommeil ou dormir trop, se sentir très fatiguées, avoir des difficultés de concentration, ou penser à la mort ou au suicide. Ces ressentis peuvent durer au moins deux semaines.


Le trouble bipolaire peut-il être héréditaire ?

Oui, la génétique joue un rôle significatif dans le trouble bipolaire. Avoir un proche parent, comme un parent ou un frère/une sœur, atteint de trouble bipolaire ou d’autres troubles de l’humeur augmente le risque de le développer. Cependant, ce n’est pas uniquement une question de gènes ; d’autres facteurs peuvent aussi contribuer.


Comment le trouble bipolaire est-il diagnostiqué ?

Le diagnostic est posé par un professionnel de santé mentale, comme un psychiatre ou un psychologue, sur la base des antécédents médicaux de la personne, d’un examen approfondi de ses symptômes et des schémas de variations de l’humeur. Les professionnels recherchent des périodes distinctes de manie, d’hypomanie et de dépression. Parfois, des questionnaires ou des graphiques d’humeur sont utilisés pour suivre les symptômes dans le temps.


Existe-t-il des tests pour dépister le trouble bipolaire ?

Il n’existe pas de test médical unique, comme une prise de sang, pour diagnostiquer le trouble bipolaire. À la place, les professionnels de la santé mentale utilisent des entretiens et évaluations détaillés pour comprendre l’expérience d’une personne. Ils peuvent utiliser des outils de dépistage ou des questionnaires pour recueillir des informations sur les schémas d’humeur et les comportements.


Quels sont les principaux traitements du trouble bipolaire ?

Le traitement implique généralement une combinaison de médicaments et de thérapie. Des médicaments stabilisateurs de l’humeur sont souvent prescrits pour aider à gérer les sautes d’humeur extrêmes. La psychothérapie, ou thérapie par la parole, aide les personnes à comprendre leur condition, à développer des stratégies d’adaptation et à gérer les défis de la vie quotidienne.


Le trouble bipolaire est-il une affection à vie ?

Le trouble bipolaire est généralement considéré comme une affection de long terme qui nécessite une prise en charge continue. Cependant, avec le bon traitement et le bon soutien, les personnes atteintes peuvent mener une vie pleine, productive et riche de sens. Des suivis réguliers avec les professionnels de santé et le respect du plan de traitement sont essentiels.

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