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Comprendre la différence entre le délire et la démence peut être délicat, surtout puisqu'ils partagent certains symptômes. Mais connaître les distinctions est vraiment important pour obtenir l'aide appropriée. Le délire est souvent un changement soudain, tandis que la démence apparaît généralement progressivement au fil du temps.

Cet article explique ce qui les rend différents, ce qu'il faut surveiller, et pourquoi cela compte.

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Quelle est la différence entre le délire et la démence ?

Insuffisance cognitive aiguë vs neurodégénérescence chronique

Il est assez courant que les gens confondent le délire et la démence, d'autant plus qu'ils perturbent tous deux la façon dont une personne pense et agit. Mais ce sont en réalité des réalités bien différentes.

Pensez au délire comme à une tempête soudaine et temporaire dans le cerveau. Elle surgit généralement rapidement, en quelques heures ou quelques jours, et est souvent déclenchée par un facteur spécifique comme une infection, un nouveau médicament ou même simplement une déshydratation.

Le problème principal avec le délire est un trouble de l'attention et de la conscience. Les personnes en état de délire peuvent sembler confuses, agitées ou très endormies, et leur état peut varier considérablement d'un moment à l'autre.

La démence, quant à elle, s'apparente plutôt à une lente et régulière érosion du cerveau. C'est une maladie chronique qui se développe sur des mois ou des années, généralement en raison de modifications progressives de la structure cérébrale, comme dans la maladie d'Alzheimer.

Bien que la perte de mémoire soit une composante majeure de la démence, elle affecte également d'autres capacités de réflexion, telles que la résolution de problèmes, le langage et le jugement. Contrairement au délire, qui peut souvent être inversé si la cause sous-jacente est traitée, la démence est généralement progressive et irréversible.

Voici un aperçu rapide :

  • Délire : Début soudain, symptômes fluctuants, affecte principalement l'attention, souvent réversible.

  • Démence : Début progressif, déclin régulier, affecte la mémoire et plusieurs domaines cognitifs, généralement irréversible.

Peut-on souffrir à la fois de délire et de démence ?

Il est en fait assez fréquent qu'une personne déjà atteinte de démence développe un délire.

Pensez-y de cette façon : si le cerveau est déjà confronté aux défis constants de la démence, il peut être plus vulnérable à une agression soudaine telle qu'une infection ou un changement de traitement médical. Lorsque le délire s'ajoute à la démence, cela peut rendre la situation encore plus confuse et entraîne souvent des hospitalisations plus longues et une convalescence plus difficile.

Pourquoi le délire est-il considéré comme une urgence médicale ?

Le délire est souvent le signe que quelque chose de grave se passe dans l'organisme. Comme il peut être provoqué par des infections, des maladies graves ou des réactions médicamenteuses dangereuses, il doit être examiné sans tarder.

Identifier et traiter rapidement la cause du délire est essentiel pour prévenir des problèmes de santé plus graves et peut grandement améliorer les chances de rétablissement. S'il n'est pas pris en charge, le délire peut entraîner des séjours hospitaliers prolongés, un risque accru de chutes et même un déclin cognitif à long terme.

C'est un signal d'alarme indiquant que le corps subit un stress important et nécessite une attention médicale immédiate.

Évolution temporelle et caractéristiques d'apparition du délire et de la démence

Quelques heures à quelques jours pour le développement du délire

Le délire se manifeste généralement de manière très soudaine. Pensez en termes d'heures ou de quelques jours, et non de semaines ou de mois.

C'est comme si un interrupteur avait été actionné, provoquant un changement rapide dans la façon de penser et de se comporter de la personne. Ce début abrupt est une caractéristique clé qui permet de le distinguer d'autres troubles cognitifs. Il est souvent déclenché par un problème médical sous-jacent, comme une infection, un changement de traitement ou même une simple déshydratation.

Parce qu'il apparaît si vite, il est souvent remarqué par les membres de la famille ou les soignants qui constatent une différence flagrante avec l'état habituel de la personne.

Des années à des décennies pour la progression de la démence

La démence, en revanche, est un processus beaucoup plus lent. Cela ne se produit pas du jour au lendemain. Au contraire, elle se développe progressivement sur des mois, des années, voire des décennies.

Cette progression lente signifie que les changements de mémoire, de pensée et de comportement peuvent être subtils au début. Souvent, les personnes peuvent ne même pas se rendre compte que quelque chose ne va pas avant que la maladie n'ait considérablement progressé.

Le déclin est régulier, bien que le rythme puisse varier selon les différents types de démence et même d'un individu à l'autre. Il s'agit d'un processus neurodégénératif chronique, ce qui signifie que la structure et la fonction du cerveau se détériorent lentement sur une longue période.

Qu'est-ce que le syndrome de l'excitation du soir (Sundowning) et pourquoi empire-t-il la nuit ?

Le syndrome de l'excitation du soir, également connu sous le nom de confusion de fin de journée, est un phénomène souvent associé à la démence, bien qu'il puisse parfois survenir également en cas de délire. Il décrit un état dans lequel la confusion, l'agitation et la désorientation s'aggravent à mesure que la lumière du jour décline et que le soir approche.

Les raisons exactes ne sont pas entièrement comprises, mais plusieurs facteurs semblent y contribuer. Les modifications de l'horloge interne du corps (rythme circadien) jouent un rôle, tout comme l'exposition réduite à la lumière pendant la journée et l'augmentation des ombres la nuit, ce qui peut être désorientant.

La fatigue due aux activités de la journée et les perturbations des cycles du sommeil peuvent également aggraver les symptômes. Cette aggravation de la confusion en soirée est un schéma distinct qui peut être éprouvant tant pour le patient que pour ses soignants.

Quels sont les principaux signes d'alerte à surveiller ?

Pourquoi mon proche n'arrive-t-il plus à se concentrer ?

Une difficulté à se concentrer ou à maintenir son attention est un indicateur clé que quelque chose ne va pas. Dans le cas du délire, cette incapacité à se concentrer peut être très prononcée.

Une personne peut sembler facilement distraite, incapable de suivre des conversations ou éprouver des difficultés à accomplir des tâches simples nécessitant un effort mental soutenu. C'est souvent l'un des premiers signes remarqués par les membres de la famille, car il a un impact important sur les interactions quotidiennes.

Comment faire la différence entre perte de mémoire et désorientation

Bien que le délire et la démence puissent tous deux affecter la mémoire et l'orientation, le schéma de ces changements est souvent bien distinct.

La démence implique généralement une perte de mémoire lente et progressive, qui commence souvent par les événements récents et affecte peu à peu les souvenirs plus anciens. La désorientation liée à la démence concerne généralement le temps, l'espace, et éventuellement les personnes, et elle a tendance à être constante.

En revanche, le délire se caractérise par une apparition soudaine de confusion. Une personne en état de délire peut être lucide à un moment donné, puis devenir profondément désorientée quant à l'endroit où elle se trouve, à l'identité des personnes ou au jour de la semaine l'instant d'après.

Cette désorientation peut fluctuer considérablement tout au long de la journée, s'améliorant parfois pour s'aggraver de nouveau rapidement. Le principal facteur de différenciation est souvent la rapidité d'apparition et le caractère fluctuant des symptômes dans le cas du délire.

Classification des états hyperactifs et hypoactifs

Le délire ne se manifeste pas toujours par une agitation évidente. Il est souvent classé en différents états :

  • Délire hyperactif : C'est la forme la plus connue, où les patients peuvent présenter de l'agitation, de l'impatience, des déambulations ou même de l'agressivité. Ils peuvent être alertes mais très distraits, et présentent parfois des hallucinations ou des délires de l'esprit.

  • Délire hypoactif : Cet état est souvent négligé car la personne peut sembler somnolente, retirée ou léthargique. Elle peut dormir excessivement, présenter une activité motrice réduite et sembler généralement peu réactive. Malgré l'absence d'agitation extérieure, une confusion importante et des troubles cognitifs sont bien présents.

  • Délire mixte : De nombreuses personnes présentent une combinaison de symptômes hyperactifs et hypoactifs, leur état fluctuant entre les deux.

Reconnaître ces différentes présentations est essentiel pour un diagnostic et une intervention rapides, car les deux états indiquent un problème sous-jacent grave.

Quelles sont les causes de ces changements cérébraux ?

Comprendre ce qui déclenche les modifications du fonctionnement cérébral, menant à des troubles comme le délire et la démence, est essentiel pour les repérer et les gérer. Ces affections découlent de processus sous-jacents différents, bien qu'ils puissent parfois se chevaucher.

Agressions systémiques réversibles et facteurs infectieux

Le délire, souvent décrit comme un état confusionnel aigu, est fréquemment provoqué par une agression soudaine de l'organisme ou du cerveau. Pensez-y comme à une réaction vive du cerveau face à un déséquilibre ou à un stress.

Les coupables courants comprennent les infections, telles que les infections urinaires ou les pneumonies, qui peuvent surcharger l'organisme et affecter les fonctions cérébrales. Les troubles métaboliques sont également importants ; par exemple, les fluctuations de la glycémie (qu'elle soit trop élevée ou trop basse) peuvent rapidement altérer la clarté cognitive.

De plus, la déshydratation et les déséquilibres d'électrolytes peuvent également perturber l'environnement chimique fragile du cerveau. Même une douleur intense, si elle n'est pas prise en charge, peut y contribuer.

Des facteurs environnementaux en milieu hospitalier, comme un bruit excessif, le manque de lumière naturelle ou le fait de se trouver dans un endroit inconnu, peuvent également déclencher un délire, en particulier chez les patients vulnérables.

Atrophie cérébrale structurelle et pathologie des protéines

La démence, en revanche, est généralement le résultat de modifications plus graduelles et progressives au sein de la structure et de la chimie du cerveau.

Les maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer, se caractérisent par l'accumulation anormale de protéines, telles que les plaques amyloïdes et les enchevêtrements de protéines tau, qui perturbent la communication entre les cellules nerveuses et finissent par entraîner leur mort. Ce processus provoque une perte de tissu cérébral, ou atrophie, en particulier dans les zones cruciales pour la mémoire, la pensée et le comportement.

La démence vasculaire découle de lésions des vaisseaux sanguins du cerveau, souvent dues à des accidents vasculaires cérébraux ou à une mauvaise circulation sanguine chronique, ce qui prive les cellules cérébrales d'oxygène et de nutriments. D'autres formes de démence, comme la démence frontotemporale (DFT) ou la démence à corps de Lewy (DCL), impliquent des schémas différents de dégénérescence des cellules cérébrales et d'accumulation de protéines, affectant des fonctions cognitives et comportementales distinctes.

Quel est l'impact des médicaments et de la déshydratation sur la clarté cognitive ?

Les médicaments peuvent grandement influencer la fonction cognitive, entraînant parfois un état de délire. De nombreux médicaments, en particulier ceux qui agissent sur le système nerveux central comme les sédatifs, les opioïdes et certains traitements psychiatriques, peuvent perturber les signaux cérébraux.

Même des médicaments courants sans ordonnance peuvent causer des problèmes chez les personnes âgées ou celles présentant des vulnérabilités sous-jacentes. La dose, les interactions avec d'autres molécules et le métabolisme propre à chaque individu jouent tous un rôle.

La déshydratation est un autre facteur courant qui peut altérer la clarté cognitive. Lorsque le corps manque de liquides, cela affecte le volume sanguin et la circulation, y compris vers le cerveau.

Cela peut entraîner une réduction de l'apport en oxygène et en nutriments, rendant le cerveau plus sujet à la confusion et au délire. C'est un rappel que le maintien d'un équilibre physiologique de base est fondamental pour un fonctionnement cérébral optimal.

Comment les médecins diagnostiquent-ils le délire et la démence ?

Déterminer si une personne souffre de délire, de démence, ou même des deux, commence par un examen attentif réalisé par un professionnel de la santé. Ce n'est pas toujours un processus évident, surtout lorsqu'une personne est déjà atteinte de démence, car les symptômes peuvent s'entremêler.

Les médecins commencent souvent par s'entretenir avec le patient et sa famille ou ses soignants pour obtenir une image précise de l'état mental habituel de la personne et de la façon dont les choses ont évolué. Cela permet d'établir une référence.

Pour le délire, l'accent est mis sur les changements soudains. Les médecins recherchent :

  • Un début aigu : La confusion s'est-elle installée brusquement, en quelques heures ou jours ?

  • Une évolution fluctuante : Le niveau de vigilance et de confusion de la personne change-t-il au cours de la journée ?

  • L'inattention : A-t-elle du mal à se concentrer ou à suivre un fil conducteur ?

  • Une pensée désorganisée ou une conscience altérée : Ses pensées sont-elles confuses, ou sa perception de son environnement est-elle modifiée ?

Des outils comme la méthode d'évaluation de la confusion (CAM) sont fréquemment utilisés pour identifier ces caractéristiques clés du délire. Parfois, des versions plus courtes comme l'évaluation diagnostique en 3 minutes (3D-CAM) sont employées pour un dépistage plus rapide.

Pour diagnostiquer la démence, l'évaluation est généralement plus détaillée et se penche sur un déclin significatif des capacités cognitives qui affecte la vie quotidienne. Cela implique souvent des tests approfondis en neurosciences qui évaluent diverses fonctions mentales comme la mémoire, le langage, la résolution de problèmes et l'attention sur une période plus longue. L'objectif est de voir s'il y a un déclin persistant qui n'est pas dû à un état temporaire comme le délire.

Au-delà de ces évaluations cognitives, les médecins effectuent également des examens physiques et prescrivent des tests pour éliminer ou identifier des causes sous-jacentes. Ceux-ci peuvent inclure :

  • Des analyses de sang et d'urine : Pour rechercher des infections, des déséquilibres d'électrolytes, des problèmes rénaux ou hépatiques, ou d'autres troubles métaboliques.

  • Une révision des traitements : Pour vérifier si des médicaments prescrits pourraient contribuer aux changements de comportement ou cognitifs.

  • Des examens d'imagerie : Tels que des IRM ou des scanners cérébraux, qui peuvent aider à identifier des modifications structurelles, un accident vasculaire cérébral ou d'autres anomalies. Dans certains cas, un EEG peut être utilisé pour rechercher une activité convulsive.

Protocoles de prise en charge et perspectives de rétablissement pour le délire et la démence

La prise en charge du délire et de la démence fait appel à des stratégies distinctes, bien qu'elles se croisent souvent, en particulier lorsqu'un délire survient chez une personne déjà atteinte de démence. L'objectif principal concernant le délire est d'identifier et de traiter la cause sous-jacente, car il s'agit souvent d'un état transitoire.

Cela exige un effort rapide et coordonné de la part des professionnels de la santé. Le traitement se concentre généralement sur des soins de soutien, comme assurer une hydratation, une alimentation et un sommeil adéquats, tout en traitant les infections, les troubles métaboliques ou les effets secondaires de médicaments qui pourraient y contribuer.

Pour la démence, l'approche est différente. Comme la plupart des formes de démence sont progressives et irréversibles, la prise en charge se concentre sur le ralentissement de la progression là où c'est possible et sur le soutien à la qualité de vie de la personne.

Cela peut inclure des médicaments approuvés pour certains types de démence, comme la maladie d'Alzheimer, qui peuvent aider à gérer les symptômes pendant un certain temps. Au-delà des médicaments, des thérapies telles que la stimulation cognitive, l'exercice physique et le maintien des liens sociaux sont importantes.

Les perspectives concernant le délire sont généralement bonnes si la cause sous-jacente est identifiée et traitée rapidement ; de nombreux patients peuvent retrouver leur état cognitif antérieur. La démence, en revanche, est une maladie chronique impliquant un déclin progressif, ce qui signifie que l'accent est mis sur les soins et l'accompagnement à long terme plutôt que sur une guérison. Un diagnostic précoce et précis est essentiel pour mettre en place le plan de prise en charge le plus efficace pour l'une ou l'autre de ces affections.

Les aspects clés de la prise en charge comprennent :

  • La prise en charge du délire : Se concentre sur l'identification et le traitement du ou des facteurs déclenchants, en offrant un environnement sûr et rassurant, et en surveillant les évolutions.

  • La gestion de la démence : Implique des traitements pharmacologiques (pour des types spécifiques), des interventions non pharmacologiques comme des thérapies cognitives et physiques, et la planification des besoins de soins futurs.

  • La collaboration interprofessionnelle : Les équipes soignantes, comprenant des médecins, des infirmières, des pharmaciens et des thérapeutes, travaillent de concert pour évaluer, traiter et soutenir les patients, en particulier lorsque les deux affections coexistent.

Réflexions finales sur la distinction entre délire et démence

Il est vraiment important de se rappeler que le délire et la démence ne sont pas la même chose, même s'ils peuvent parfois se ressembler.

Le délire a tendance à survenir rapidement, souvent en raison d'un autre facteur comme une infection ou un problème de médicament, et il peut généralement s'améliorer. La démence, quant à elle, s'installe généralement lentement au fil du temps et constitue une modification à long terme du fonctionnement cérébral.

Foire aux questions (FAQ)

Quelle est la différence principale entre le délire et la démence ?

La plus grande différence réside dans la vitesse à laquelle les troubles apparaissent. Le délire survient soudainement, en quelques heures ou jours, et témoigne souvent d'un problème temporaire. La démence se développe lentement sur des mois ou des années et est généralement causée par des altérations durables du cerveau.

Une personne peut-elle présenter à la fois un délire et une démence ?

Oui, il est assez fréquent qu'une personne déjà atteinte de démence développe un délire. Lorsque cela se produit, on parle de « délire surajouté à une démence ». Les symptômes du délire s'ajoutent alors à ceux de la démence déjà existante.

Pourquoi le délire est-il considéré comme une urgence médicale ?

Le délire est considéré comme une urgence car il signale souvent un problème médical sous-jacent grave qui nécessite une attention immédiate. S'il n'est pas traité rapidement, il peut entraîner de graves complications ou même mettre la vie en danger, en particulier chez les personnes âgées.

À quelle vitesse le délire se développe-t-il par rapport à la démence ?

Le délire apparaît généralement très vite, souvent en quelques heures ou deux ou trois jours. La démence, quant à elle, progresse très lentement, mettant des mois voire de nombreuses années à devenir perceptible.

Que signifie l'expression « syndrome de l'excitation du soir » ou « sundowning » ?

Le syndrome de l'excitation du soir fait référence à une augmentation de la confusion et de l'agitation qui survient souvent en fin d'après-midi ou durant la nuit. C'est fréquent chez les personnes atteintes de démence, et bien que cela puisse survenir lors d'un délire, ce n'en est pas la caractéristique principale.

Quels sont les signes qu'une personne n'arrive plus à fixer son attention ?

Si une personne éprouve des difficultés à se concentrer ou à suivre le fil d'une conversation, se laisse facilement distraire ou semble s'absenter fréquemment, elle peut présenter des troubles de l'attention. C'est un signe clé couramment observé en cas de délire.

Comment faire la différence entre la perte de mémoire due à la démence et la désorientation liée au délire ?

La perte de mémoire dans la démence s'apparente généralement à un déclin régulier au fil du temps, touchant davantage les événements récents. La désorientation liée au délire s'avère plus soudaine et peut fluctuer énormément au cours de la journée ; une personne peut savoir où elle se trouve à une minute et être complètement perdue la suivante.

Quels sont les différents types de délire ?

Le délire peut être hyperactif (agitation, impatience, hallucinations visuelles), hypoactif (calme, retrait, somnolence) ou mixte. Les formes hyperactives et mixtes sont plus courantes chez les adultes plus âgés.

Qu'est-ce qui peut provoquer un délire ?

Le délire est souvent causé par des problèmes physiques temporaires tels que des infections (comme une infection urinaire), une déshydratation, certains médicaments, de la douleur ou même une constipation sévère. C'est la réaction du corps à une agression.

Qu'est-ce qui cause la démence ?

La démence est généralement causée par des lésions ou des modifications à long terme dans le cerveau, comme celles observées dans la maladie d'Alzheimer ou suite à des accidents vasculaires cérébraux. Ces modifications sont généralement permanentes.

Comment les médecins déterminent-ils s'il s'agit de délire ou de démence ?

Les médecins utilisent une combinaison de méthodes. Ils s'entretiennent avec le patient et sa famille sur la date d'apparition des symptômes et leur évolution. Ils pratiquent également des examens physiques et parfois des tests cognitifs pour évaluer les capacités de réflexion et de mémoire de la personne.

Le délire peut-il être guéri ou inversé ?

Oui, le délire peut souvent être inversé. La clé réside dans la détection et le traitement de la cause sous-jacente, telle qu'une infection ou l'effet secondaire d'un médicament. Une fois que la cause est traitée, la confusion disparaît généralement. En revanche, la démence n'est généralement pas réversible.

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Christian Burgos

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