Il est courant que les gens parlent de la dyslexie comme d'un problème de lecture. Mais que se passe-t-il lorsque les difficultés concernent non seulement les mots, mais aussi les chiffres ?
Ce sujet, parfois appelé 'dyslexie des chiffres', traite de la manière dont notre cerveau gère les concepts mathématiques. Ce n'est pas toujours une connexion simple, et la comprendre peut aider beaucoup de personnes qui trouvent les mathématiques vraiment difficiles.
Le lien entre la dyslexie et les difficultés en mathématiques
Pourquoi les défis en lecture et en mathématiques apparaissent-ils souvent ensemble ?
Il n'est pas rare que les personnes qui éprouvent des difficultés en lecture rencontrent également des problèmes avec les mathématiques. Ce chevauchement indique souvent des processus cognitifs sous-jacents partagés.
Le terme « dyslexie des nombres » est parfois utilisé de manière informelle pour décrire les difficultés en mathématiques, mais il est important de préciser que la dyslexie elle-même est une différence d'apprentissage basée sur le langage. Cependant, les défis associés à la dyslexie peuvent certainement avoir un impact sur les capacités mathématiques.
Par exemple, les difficultés de traitement phonologique, une caractéristique majeure de la dyslexie, peuvent rendre plus difficile la prononciation et la mémorisation des faits mathématiques ou le traitement du langage dans les problèmes à énoncé écrit. La relation complexe entre le langage et le traitement numérique signifie que des faiblesses dans un domaine peuvent facilement déborder sur l'autre.
Qu'est-ce que la dyscalculie et comment affecte-t-elle l'apprentissage des mathématiques ?
En présence de difficultés persistantes en mathématiques, le terme dyscalculie est souvent plus précis que celui de « dyslexie des nombres ». La dyscalculie est un trouble d'apprentissage spécifique qui affecte la capacité d'une personne à comprendre les nombres et à acquérir les faits mathématiques.
Les personnes atteintes de dyscalculie peuvent éprouver des difficultés avec :
Le sens du nombre : comprendre les quantités, comparer les nombres (par exemple, lequel est le plus grand) et saisir la relation entre les chiffres et leur valeur.
La mémorisation des faits mathématiques : des difficultés à mémoriser les faits de base d'addition, de soustraction, de multiplication et de division.
La réalisation de calculs : des difficultés à effectuer des procédures mathématiques avec précision et fluidité.
La compréhension des concepts mathématiques : des difficultés à assimiler des idées mathématiques abstraites et à résoudre des problèmes.
On estime qu'entre 3% and 7% des personnes pourraient être atteintes de dyscalculie, ce qui signifie que c'est une réalité très courante dans les classes.
Dépasser l'étiquette « nul en maths »
Il est essentiel de dépasser l'étiquette simpliste de personne « nulle en maths ». Cette qualification peut être décourageante et ne s'attaque pas à la cause profonde des difficultés.
Reconnaître que les défis mathématiques peuvent découler de troubles d'apprentissage spécifiques comme la dyscalculie, ou des effets de la dyslexie sur les compétences en mathématiques, ouvre la voie à un soutien approprié. De nombreux adultes se souviennent avoir lutté avec les mathématiques tout au long de leur scolarité, l'acceptant souvent comme un échec personnel.
Pourtant, avec les bonnes interventions, les personnes atteintes de dyscalculie peuvent développer leur confiance et leurs compétences en mathématiques, tout comme les personnes dyslexiques peuvent devenir des lecteurs compétents grâce à un enseignement spécialisé.
Quelles sont les racines neurologiques communes des difficultés en lecture et en mathématiques ?
Des racines neurologiques communes, telles que des difficultés de mémoire de travail et de vitesse de traitement, expliquent pourquoi le cerveau éprouve souvent des difficultés simultanées en lecture et en mathématiques. Ces fonctions fondamentales sont essentielles tant pour décoder les mots que pour exécuter des calculs en plusieurs étapes.
Quel est le rôle crucial de la mémoire de travail dans l'apprentissage ?
La mémoire de travail agit comme un bloc-notes mental, retenant temporairement les informations pendant que nous les traitons. Pour la lecture comme pour les mathématiques, cela est extrêmement important.
Lors de la lecture, nous devons retenir le début d'une phrase pour en comprendre la fin. De même, en mathématiques, nous pouvons avoir besoin de mémoriser des nombres, des étapes ou des résultats intermédiaires pour résoudre un problème.
Des études montrent que les personnes atteintes de dyscalculie ont souvent des difficultés avec les tâches de mémoire de travail. Cela peut signifier qu'elles ont du mal à suivre les chiffres ou la séquence des opérations nécessaires à un calcul.
Ce chevauchement des exigences en matière de mémoire de travail suggère une base neurologique commune à ces difficultés.
Comment la vitesse de traitement affecte-t-elle la lecture et le calcul ?
La vitesse de traitement fait référence à la rapidité avec laquelle le cerveau peut recevoir des informations, leur donner un sens et y répondre.
Lorsque la vitesse de traitement est plus lente, cela peut avoir un impact tant sur la fluidité de la lecture que sur le calcul mathématique. Pour la lecture, cela peut se traduire par un temps plus long pour décoder les mots ou comprendre les phrases. En mathématiques, cela peut se traduire par un rythme plus lent pour effectuer des calculs ou retrouver des faits mathématiques.
Cela peut créer un goulot d'étranglement, le cerveau ne parvenant pas à suivre les exigences de tâches complexes, ce qui entraîne des erreurs ou une sensation de surcharge.
Pourquoi le traitement des symboles et du langage représente-t-il un défi ?
La lecture et les mathématiques reposent toutes deux largement sur la compréhension des symboles et de leurs significations associées.
En lecture, les lettres forment des mots, et les mots s'assemblent en phrases porteuses de sens. En mathématiques, les nombres et les symboles tels que «+», «-» et «=» représentent des quantités et des opérations.
Chez certaines personnes, le cerveau peut éprouver des difficultés à associer ces symboles abstraits à leurs significations correctes ou à comprendre les règles qui les régissent. Cela peut affecter la capacité à lire de manière fluide et précise, et peut également rendre difficile l'assimilation des concepts mathématiques et l'exécution correcte des calculs.
Cette difficulté dans le traitement des symboles et du langage est un domaine clé où les bases neurologiques de la dyslexie et de la dyscalculie peuvent se croiser.
Comment se manifestent la dyslexie et la dyscalculie lorsqu'elles sont associées dans l'apprentissage ?
La concomitance de la dyslexie et de la dyscalculie se manifeste par un ensemble de défis complexes, en particulier face à des concepts mathématiques reposant fortement sur le langage et le séquençage. L'interaction entre le traitement du langage et le raisonnement numérique crée un obstacle important pour les élèves qui tentent de maîtriser ces deux matières.
Quel est l'impact des problèmes à énoncé écrit sur les élèves présentant ces deux troubles ?
Les problèmes à énoncé écrit exigent non seulement de comprendre les opérations mathématiques, mais aussi de décoder le texte lui-même. Un élève peut éprouver des difficultés à saisir le scénario décrit, à identifier les nombres pertinents et à comprendre ce que demande la question, même s'il maîtrise les principes mathématiques sous-jacents.
Cela peut s'expliquer par des difficultés de compréhension écrite, de traitement de la séquence d'informations ou de compréhension du vocabulaire mathématique comme la « somme », la « différence » ou le « produit ». L'interaction entre le traitement du langage et le raisonnement numérique est un obstacle majeur.
Pourquoi le séquençage et l'organisation posent-ils souvent problème ?
Pour les personnes présentant à la fois une dyslexie et une dyscalculie, mémoriser et exécuter des séquences d'opérations mathématiques peut s'avérer problématique. Cela peut se traduire par des difficultés à suivre des instructions en plusieurs étapes, à organiser sa pensée pour résoudre un problème ou à se souvenir de l'ordre des chiffres d'une séquence, comme un numéro de téléphone ou une date.
Cela peut affecter tout l'apprentissage, depuis l'arithmétique de base jusqu'aux concepts algébriques plus avancés qui exigent une progression logique d'étapes.
Quelles sont les difficultés visuo-spatiales en mathématiques ?
Bien que cela ne soit pas toujours présent, certaines personnes dyslexiques ou dyscalculiques peuvent également rencontrer des difficultés visuo-spatiales. En mathématiques, cela peut se traduire par des difficultés à :
Comprendre les graphiques et les diagrammes.
Interpréter les formes géométriques et leurs propriétés.
Aligner correctement les nombres en colonnes pour effectuer des calculs (par exemple, des additions ou des divisions posées).
Manipuler mentalement des formes ou visualiser des concepts mathématiques.
Ces difficultés peuvent ajouter une autre couche de complexité à l'apprentissage des mathématiques, rendant plus difficile l'assimilation de concepts basés sur le raisonnement spatial ou les représentations visuelles.
Comment est établi le double diagnostic de dyslexie et de dyscalculie ?
Est-ce de la dyslexie, de la dyscalculie, ou les deux ?
Déterminer si un élève est en difficulté en lecture, en mathématiques, ou dans les deux domaines peut être délicat. Parfois, les signes se ressemblent et il est facile de s'y perdre.
Par exemple, un enfant peut éprouver des difficultés avec un problème de mathématiques à énoncé écrit, non pas parce qu'il ne sait pas calculer, mais parce qu'il ne peut pas lire et comprendre l'énoncé. C'est là qu'interviennent l'observation attentive et les évaluations.
L'implémentation de recherches montre que de nombreuses personnes présentant une affection cérébrale présentent également l'autre. Ce chevauchement signifie qu'un élève peut rencontrer des difficultés liées aux défis de la lecture et du traitement des nombres.
À quoi s'attendre lors d'un bilan psychopédagogique ?
Un bilan psychopédagogique est une analyse détaillée de la manière dont un élève apprend. Il est réalisé par des spécialistes comme des psychologues scolaires. Ils utilisent divers tests pour évaluer les points forts et les faiblesses d'un élève dans différents domaines.
Cela peut comprendre des tests relatifs aux :
Compétences en lecture (comme le décodage, la fluidité et la compréhension)
Compétences en mathématiques (comme le sens du nombre, le calcul et la résolution de problèmes)
Mémoire (à court et à long terme)
L'attention et la concentration
Capacités linguistiques
Compétences visuo-spatiales
Ces évaluations permettent de cibler des troubles d'apprentissage spécifiques. Elles vont au-delà des simples notes pour comprendre les processus cognitifs sous-jacents. Les résultats aident à dresser un tableau précis de la situation, en particulier lorsque les difficultés semblent se chevaucher.
Pourquoi un double diagnostic est-il important pour l'accompagnement ?
Lorsqu'un élève présente des signes combinés de dyslexie et de dyscalculie, poser un double diagnostic est d'une importance capitale. Cela implique que les interventions doivent répondre à ces deux types de défis.
Par exemple, un élève peut avoir besoin d'aide pour des stratégies de compréhension de lecture et pour comprendre le vocabulaire mathématique. Sans l'identification de ces deux troubles, un élève risque de ne recevoir qu'une aide partielle, laissant un certain nombre de ses besoins d'apprentissage insatisfaits.
Un double diagnostic permet de concevoir un plan de soutien plus complet, reconnaissant la manière complexe dont ces différentes manières d'apprendre peuvent interagir et influencer le parcours scolaire d'un élève.
Comment les techniques multisensorielles peuvent-elles améliorer la compréhension des mathématiques ?
Dans l'accompagnement des personnes concernées par la dyslexie et la dyscalculie, ou lorsque l'un de ces troubles a un impact majeur sur l'autre, l'utilisation d'une approche multisensorielle peut s'avérer très bénéfique. Cela consiste à solliciter plusieurs sens – la vue, l'ouïe, le toucher et le mouvement – pour aider à rendre plus concrets des concepts abstraits.
Par exemple, plutôt que de se contenter de regarder des chiffres sur une page, un élève peut utiliser des cubes pour représenter des quantités, tracer des nombres dans le sable, ou utiliser ses doigts pour compter. Cet engagement pratique permet de construire des connexions neurologiques plus solides.
Un enseignement structuré et séquentiel est également indispensable. Cela suppose de décomposer les concepts mathématiques en étapes plus simples et faciles à assimiler.
Chaque nouvelle notion s'appuie directement sur la précédente, en ménageant de nombreux exercices d'entraînement à chaque étape avant de poursuivre. C'est particulièrement utile pour le langage mathématique et les problèmes à énoncé écrit, où la compréhension du texte est tout aussi importante que le calcul en soi.
L'utilisation de supports visuels, tels que des diagrammes ou des tableaux, combinée à des explications verbales et à des manipulations d'objets, permet de clarifier la relation entre les mots et les nombres.
Les stratégies d'intervention s'appuient souvent sur un enseignement direct des compétences fondamentales. Cela peut inclure :
L'utilisation de matériel de manipulation (comme des jetons, des blocs d'unités/dizaines, ou des barres de fractions) pour représenter les valeurs numériques et les opérations.
L'intégration du mouvement et d'activités physiques pour consolider les notions, comme sauter le long d'une frise numérique ou mettre en scène des problèmes mathématiques.
L'usage de repères visuels tels que des lignes numériques, des tableaux et des cartes d'organisation d'idées pour mettre en évidence les liens entre les nombres et les concepts.
L'emploi d'indices auditifs et la verbalisation pour aider à assimiler l'information et formuler la logique mathématique.
Le but est de créer des voies d'apprentissage multiples, en permettant à la personne de découvrir et de comprendre les notions mathématiques par différents canaux sensoriels. Cela peut conduire à une assimilation plus solide de la matière et à un renforcement de la confiance dans les compétences mathématiques.
Comment la technologie peut-elle combler les lacunes en lecture et en mathématiques ?
La technologie propose une gamme croissante d'outils capables de soutenir une personne atteinte de dyscalculie. Ces ressources numériques peuvent offrir une pratique ciblée et des manières alternatives d'accéder à l'information, facilitant ainsi l'apprentissage. De nombreux programmes informatiques et applications mobiles sont conçus pour s'attaquer à des défis spécifiques liés à ces particularités d'apprentissage.
Certains logiciels s'appliquent au développement des notions mathématiques fondamentales. Ces programmes se basent souvent sur l'apprentissage adaptatif, ce qui signifie qu'ils ajustent la difficulté selon les résultats de l'utilisateur.
Par exemple, des jeux peuvent proposer des tâches de comparaison de nombres ou l'entraînement aux opérations arithmétiques élémentaires. Ces outils permettent de répéter l'activité de manière bénéfique, et certains invitent les utilisateurs à manipuler activement des objets virtuels afin de mieux intégrer les notions de mathématiques. L'objectif est d'assurer une pratique stimulante et répétitive que le cadre classique d'une classe ne permet pas toujours de proposer.
En mathématiques, la technologie peut aider à surmonter les obstacles des problèmes à énoncé écrit en les schématisant ou en fournissant des repères visuels. Des applications spécialisées peuvent également faciliter l'organisation et le séquençage, deux compétences qui s'avèrent parfois complexes pour les personnes cumulant ces particularités d'apprentissage.
Voici quelques illustrations de ce que la technologie peut apporter :
Les plateformes d'apprentissage adaptatif : Elles modulent la difficulté du contenu d'après les progrès de l'utilisateur, offrant ainsi un entraînement sur mesure.
Les outils d'aide à la lecture : Les logiciels qui lisent le texte à haute voix ou qui mettent en surbrillance les mots au fur et à mesure de l'écoute soutiennent la compréhension.
Les jeux mathématiques interactifs : Des applications ludiques de nature à rendre plus agréables l'entraînement ou l'assimilation des principes mathématiques.
Les applications d'organisation : Des outils de planification pour la gestion du temps, l'organisation des tâches et la structuration des projets d'envergure.
Il convient de souligner que si la technologie constitue un soutien de taille, son efficacité s'avère optimale lorsqu'elle s'écrit dans un accompagnement global. L'apport effectif de ces outils pouvant fluctuer, l'accompagnement d'un professionnel est conseillé pour procéder à des sélections d'outils et à un déploiement adapté selon une approche ancrée dans les neurosciences.
Conclusion
Il apparaît clairement que l'expression « dyslexie des nombres » met souvent en lumière une difficulté bien réelle vécue par de nombreuses personnes en mathématiques, mais ce n'est pas la désignation la plus adéquate. Le trouble réel, la dyscalculie, affecte la manière dont les personnes appréhendent les nombres et les concepts mathématiques. Bien qu'elle se manifeste parfois aux côtés de la dyslexie, elle correspond à une différence d'apprentissage bien distincte.
Détecter les manifestations de la dyscalculie en est le premier jalon. Un repérage précoce associé à un soutien ajusté, tel qu'un enseignement structuré et impliquant la manipulation, peut profondément marquer la trajectoire de la santé cérébrale d'une personne. Cette prise en compte nous donne les clés pour dépasser l'approximation et apporter une aide concrète à ceux qui se heurtent aux difficultés mathématiques.
Références
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Foire aux questions
Qu'est-ce que « la dyslexie des nombres » ?
Le terme de « dyslexie des nombres » est ponctuellement employé pour caractériser des difficultés en lien avec les mathématiques. Ce n'est cependant pas une dénomination clinique officielle et elle peut porter à confusion. Souvent, en parlant de « dyslexie des nombres », les personnes désignent dans les faits la dyscalculie, qui est une difficulté spécifique d'apprentissage centrée sur les mathématiques.
Qu'est-ce que la dyscalculie ?
La dyscalculie est une différence d'apprentissage rendant plus difficiles l'accès aux nombres et la réussite en mathématiques. Les personnes touchées par la dyscalculie peuvent être ralenties devant des notions mathématiques simples, telles que le fait de reconnaître le plus grand ou le plus petit nombre parmi d'autres. Des obstacles peuvent également survenir pour ancrer des faits mathématiques, se saisir des symboles mathématiques, ou résoudre des problématiques d'ordre mathématique. On l'associe parfois aux mathématiques de la même façon que la dyslexie se rapporte à la lecture.
Peut-on à la fois être concerné par la dyslexie et la dyscalculie ?
Tout à fait, le cumul simultané de la dyslexie et de la dyscalculie chez une même personne est un fait assez commun. Ces particularités d'apprentissage s'entrecroisent parfois, impliquant que des obstacles situés dans un champ d'action agissent sur l'autre domaine. Ainsi, une personne dyslexique éprouvera des difficultés accrues face à un problème écrit de mathématiques, du fait même de la sollicitation de sa compréhension de lecture. Manifester les deux caractéristiques implique un besoin d'accompagnement à la fois pour le langage et pour les mathématiques.
Pourquoi certaines personnes ont-elles des difficultés à la fois en lecture et en mathématiques ?
Les obstacles en lecture et en mathématiques évoluent parfois de concert car certaines fonctions du cerveau s'avèrent de première importance pour l'une comme pour l'autre discipline. À titre d'illustration, la mémoire de travail, que l'on peut considérer comme le calepin de notre pensée immédiate, s'avère indispensable pour retenir l'information le temps d'avancer dans la lecture ou d'effectuer la résolution d'une opération de mathématiques. Des particularités de rythme pour traiter l'information, de maniement des symboles ou de structure de langage peuvent tout autant retentir sur les acquis de lecture et de mathématiques.
Quel est le retentissement de la dyscalculie pour un élève dans son parcours scolaire ?
La dyscalculie peut complexifier un grand nombre d'activités dans le parcours scolaire. Les élèves peuvent se heurter à la bonne intégration des consignes en mathématiques, aux problèmes écrits mêlant lecture et traitement d'informations, à la mémorisation de formules en mathématiques, ou même à la lecture de l'heure et l'usage de la monnaie. Ces difficultés favorisent l'installation d'une frustration et d'un recul de la confiance lors des séquences de mathématiques, accentuant l'écart avec les autres élèves de la classe.
Emotiv est un leader des neurotechnologies qui aide à faire progresser la recherche en neurosciences grâce à des outils d'EEG et de données cérébrales accessibles.
Christian Burgos




